Quelles ressources pour la Gironde ?

 

Les ressources en eau peuvent être réparties en trois catégories :

pucebulle les eaux superficielles (rivières, lacs, etc.) ;

pucebulle les nappes phréatiques (premières nappes rencontrées dans le sol) ;

pucebulle les nappes profondes (généralement captives).

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GaronneSi le département de la Gironde est très riche en eau, toutes les ressources ne sont pas de qualité équivalente, en particulier concernant la production d’eau potable. Les principaux cours d’eau (Garonne, Dordogne) sont sous influence marine avec la présence de matières en suspension qui constituent un «bouchon vaseux». Quant aux cours d’eau non influencés par l’océan, et donc de meilleure qualité, ils sont éloignés des zones de besoin.

 

Bien que très étendue, facilement accessible et abondante, la nappe phréatique (première nappe rencontrée sous la surface du sol) du sable des Landes présente des concentrations en fer très élevées qui rendent son utilisation délicate, quel que soit l’usage. Elle est aussi très vulnérable aux pollutions. Les ressources en eau facilement accessibles sont donc abondantes mais peu attractives, notamment pour la production d’eau potable.

 

En revanche, le département dispose également de nappes souterraines profondes généralement de bonne qualité.

 

Les nappes profondes sont privilégiées pour l’alimentation en eau potable

 

En comparaison avec les eaux superficielles, les nappes dites profondes présentent les spécificités suivantes :

pucebulle une grande stabilité dans leurs caractéristiques physico-chimiques ;

pucebulle une faible vulnérabilité vis-à-vis des pollutions accidentelles sauf dans les zones   d’alimentation des nappes ;

pucebulle une large répartition géographique ;

pucebulle une faible sensibilité aux aléas climatiques du fait de l’importance des stocks. 

Ces qualités sont particulièrement recherchées et bien valorisées pour un usage tel que l’eau potable.

 

Cependant, leur gestion est délicate car :

pucebulle elles ne sont pas visibles. Elles restent ainsi une notion abstraite pour la plupart des gens et il est difficile de mobiliser le grand public sur ce sujet ;

pucebulle il peut en exister plusieurs superposées à différentes profondeurs, elles ont une structure complexe et présentent des propriétés variables dans l’espace ;

pucebulle leurs caractéristiques ne sont connues que très ponctuellement à la faveur de forages. Et il faut utiliser des modèles mathématiques pour les représenter et simuler leur fonctionnement ;

pucebulle les séries de données sont bien plus courtes que celles des eaux superficielles, on n’a peu de recul dans les connaissances.

 

ForageCFOr ces aspects deviennent fondamentaux lorsque l’on s’engage dans une politique dite de "gestion durable". Les concepts de risque (surexploitation et pollution), de partage de la ressource et des efforts pour la préserver doivent s’envisager sur des longues durées (une à plusieurs décennies) et de vastes territoires. Améliorer la connaissance des mécanismes naturels qui déterminent la dynamique de la réserve en eau et étudier l'impact des activités humaines apparaît donc essentiel. Cela permet de définir la ressource exploitable et de proposer des règles de gestion cohérentes afin de préserver cette ressource sur le long terme.