Aperçu rapide de la géologie de l’Aquitaine et de la Gironde

 

Depuis les contreforts du Massif Central et des Pyrénées, jusqu’à l’Atlantique, le Bassin Aquitain est constitué d’empilements de couches perméables de grès ou de calcaires alternant avec des argiles ou des marnes imperméables. Dans ce système, les couches les plus anciennes affleurent à l’Est et au Nord et sont recouvertes par les couches plus récentes qui s’épaississent et s’approfondissent vers l’Ouest pour s’étendre largement à plus de 50 kilomètres au large de la côte girondine.

Ces terrains appartiennent à des formations géologiques déposées durant 250 millions d’années. Pendant cette très longue période, les conditions physiques, climatiques et les reliefs qui régnaient sur le bassin ont évolué, modifiant sans cesse la nature des dépôts de sédiments qui constituent aujourd’hui le sous sol aquitain. Le fait le plus notable est sans doute lié aux variations du niveau de la mer.

De manière schématique, la variation du niveau des mers au cours des temps géologiques et le déplacement des lignes de côte qui en résulte expliquent l'existence de couches horizontales d’argiles imperméables encadrées par des terrains alternativement continentaux et sableux, d’une part, calcaires et marins d’autre part.

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L’âge de l’étage géologique correspondant à des conditions de dépôt à une période donnée permet de baptiser d’un seul et même nom des ensembles parfois fort complexes dans le détail quant à la nature des roches et à leurs propriétés physiques vis-à-vis des eaux souterraines.

Si les couches géologiques sont tabulaires, elles n’en sont pas moins affectées de déformations de type plis ou failles qui favorisent leur remontée à l’affleurement ou leur enfoncement en profondeur.

Ces nombreuses irrégularités géométriques ont bien entendu des effets sur le fonctionnement des nappes souterraines.

L’architecture du sous-sol est connue par de multiples sondages et décrite dans de nombreuses études et synthèses qui ne peuvent malheureusement prétendre à une exhaustivité parfaite. Il faut donc accepter une certaine imprécision dans le détail de la connaissance et la possibilité de surprises lors d'investigations dans des secteurs peu ou pas prospectés.